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Cogitations estivales

mardi 6 août 2013

Après une année complète sans jouer en cadence classique (certains disent "lente"), ma performance sportive lors de l'open de Vaujany fût décevante. Bien que n'ayant perdu que deux parties (dont la dernière ronde, en tombant dans un piège d'ouverture), j'ai concédé de nombreuses parties nulles face à des adversaires que j'aurais sans doute malmenés en d'autres temps.

En 2009, pendant l'open d'Andorre, j'avais eu une conversation intéressante avec le Grand-Maître canadien et ancien candidat Kevin Spraggett. Après plusieurs rondes, au cours desquelles il avait été accroché par des joueurs d'un classement inférieur, il se plaignait de manquer de pratique après seulement trois mois sans jouer de partie de compétition. Cette pratique intermittente est le lot de beaucoup d'amateurs, dont je fais partie, qui jouent trop peu de tournois au cours de l'année et souffrent de neurones échiquéens engourdis pendant les tournois estivaux.

Quel que soit le résultat, chaque partie d'échecs recèle des épisodes intéressants qui méritent l'analyse. Je vous propose donc de plancher sur quelques positions apparues au cours de mes récentes parties de Vaujany.

Pour chaque diagramme, cliquez sur le coup surligné lorsque vous souhaiterez faire apparaître l'analyse de la position et peut-être des éléments de réponse à la question posée.

La première ronde m'a opposé au vétéran Imre Rosenfeld. Selon le sacro-saint Elo, j'étais le favori mais mon adversaire a joué un début ultra-solide avec les blancs et fit preuve de beaucoup de précision du début jusqu'à la fin de la partie. Le partage du point fût donc le résultat logique de cette confrontation.

Question : en jouant leur Tour en e1, les blancs attaquent une fois de plus le pion e5. Proposez un bon coup pour les noirs.

Après avoir annulé ma partie de la première ronde, j'ai été opposé à Vladimir Doncea. J'avais une revanche à prendre car je restais sur deux défaites avec les noirs en parties rapides contre le Maître International roumain. Mon traitement de l'ouverture ne fût pas à la hauteur de mes ambitions et ma volonté de vaincre s'en trouva rapidement émoussé.

Question : les blancs peuvent-ils récupérer leur déficit matériel en prenant le pion c6 avec le Fou puis le pion b5 avec le Cavalier ? Sinon, proposez une alternative.

A la cinquième ronde, ma partie contre Jean-Yves Soyer fût particulièrement intéressante et instructive malgré les nombreuses erreurs commises de part et d'autre. J'ai pu prendre l'avantage après un jeu hésitant de mon adversaire dans l'ouverture. Mais alors que je pensais pouvoir simplifier vers une finale avec un bon pion de plus, mon adversaire découvrit une combinaison qui rééquilibra la position, me posant de sérieux problèmes à résoudre.

Question : mon adversaire a choisi au 23ème coup de positionner sa Tour f en d1, mettant en lumière l'instabilité des pièces mineures noires. Trouvez une bonne suite pour les noirs.

Lors de la dernière ronde matinale, j'étais opposé à Sébastien Houard que j'avais battu l'année précédente. Mon adversaire a bien préparé sa revanche et m'a piégé dès l'ouverture. J'ai pu difficilement échapper à un mat rapide en faisant transiter mon Roi de la case e8 à la case a8. Mais ce périple m'a coûté plusieurs pions et beaucoup de temps à la pendule. Les blancs ont désormais trois pions pour la qualité et une position dominante puisqu'ils contrôlent la seule colonne ouverte. Leur avantage est depuis longtemps décisif. La défense d'une position a priori désespérée est au coeur du problème.

Question : au 26ème coup j'ai joué ma Dame en d7 abandonnant la défense du pion f6. Etait-ce une bonne idée ?

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Exercice tactique



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