Apprenons de nos parties blitz

vendredi 23 octobre 2015, 17:35

L'apparition des sites de jeu en ligne a révolutionné la pratique des échecs. Ils ont permis à des joueurs isolés de s'adonner à leur loisir préféré à toute heure du jour et de la nuit sans parcourir des dizaines de kilomètres pour rejoindre le club le plus proche. Cette pratique s'est malheureusement développée au détriment de la convivialité du jeu en club.

Jouer quelques parties en blitz sur le net est un agréable divertissement après une journée de travail. L'effort mental n'est pas très intense car l'intuition et le sens positionnel prennent le pas sur la profondeur du calcul. De plus, l'enjeu étant faible, pour ne pas dire nul, la tension nerveuse inhérente à la pratique en compétition est inexistante. Mais pour certains, jouer sur internet est aussi une façon de s'entraîner en vue de compétitions plus sérieuses à des cadences plus lentes. Il est ainsi possible de tester son répertoire d'ouverture ou de travailler de nouvelles lignes.

Les cadences rapides privilégient l'aspect sportif des échecs et ne  permettent que très rarement d'explorer toute la beauté de notre jeu. J'ai donc pris l'habitude de vérifier a posteriori mes parties les plus intéressantes avec un moteur d'analyse. Je découvre ainsi les nombreuses ressources cachées qui m'ont échappées au cours de la partie. Il m'arrive souvent d'être surpris par les propositions du logiciel et d'approfondir l'analyse de certaines positions.

Je vous invite à chercher la meilleure continuation dans quelques positions tirées de mes parties jouées en cadence blitz sur le site Chess.com.

Débutons en douceur par un exercice facile. Trouverez-vous le meilleur coup noir dans la finale de Tours qui suit ?



Malgré le manque de temps de réflexion, il est parfois possible de terminer brillamment une partie par une attaque contre le Roi adverse. Mon adversaire, ennuyé à juste titre par la présence d'un puissant Fou noir en d4, vient de replier son Cavalier en e2. Trouvez-vous comment conclure l'attaque noire ?



Dans la position suivante, conduisant les noirs, j'ai obtenu une position prometteuse. Mon adversaire vient de jouer son Cavalier de f3 en d2, attaquant la Tour noire, pour récupérer le pion e4. Quel est le meilleur coup noir ?



Dans l'exemple suivant, les noirs ont un pion de plus mais les blancs ont une avance de développement qui leur assure une excellente compensation. Les noirs viennent de déplacer leur Dame de d8 en b6. Quel est le meilleur coup blanc ?



Dans la position du diagramme suivant, les noirs ont sacrifié un pion au centre pour ouvrir les lignes sur le Roi blanc exposé. Mon adversaire vient de jouer sa Tour en c1 attaquant le Fou c5. Quel est le meilleur coup noir ?



Partager sur Facebook Partager sur Twitter


Retour

Accueil  |  Précédent  |  Suivant

Cliquez pour agrandir l'image

Abonnez-vous au flux RSS

Cliquez ici pour vous abonner à ce flux RSS

Partagez

Partager sur Facebook Partager sur Twitter

Billets publiés

2017
Le réveil de l'Afrique
Kasparov vaillant mais rouillé
Un Cavalier en prise
Jouer aux échecs pour maigrir ?
Les coups invisibles
Chucky mate Magnus

2016
La France rétrograde
Riazantsev roule en Renault
Deux garnements bafouent l'éthique
Que le meilleur gagne !
MVL tutoie les étoiles
Le sacrifice en h7 revisité
Kasparov défie les meilleurs
Un heureux dénouement
Candidats : première mi-temps
Oser descendre dans l'arène
Des Rois et des pions

2015
Un accessit en terre de glace
Entraîneur d'échecs diplômé ... à 8 ans !
Apprenons de nos parties blitz
Boris Gelfand écrit sur les échecs
Vaujany vs Morzine : second round
La palme de la défaite la plus idiote
Petit arrangement entre amis
La défaite la plus stupide de l'année
Pia Cramling, la perle venue du nord
Un sport de jeunes
Liquidation en finale de pions
Triste journée
Fatigue décisionnelle et épuisement de l'ego

2014
Nakamura blitze Aronian à Saint-Louis
Carlsen confirme son titre
Mon épopée au Cap d'Agde
Dame et Cavalier contre Dame et Fou
Des Olympiades septentrionales
Les échecs en Hongrie selon József Horvath
Concurrence alpestre
Lorsque le Fou domine le Cavalier
Un décor éblouissant
Tous derrière et lui devant !
Triomphe de Motylev, déroute de Elo
Tour et pion(s) contre Dame
Trop tôt disparus
Un beau sacrifice de qualité positionnel
Honneur aux vétérans !

2013
Un calendrier incompréhensible
Le nouveau Roi va-t'il imposer son style ?
Le jour où la France a failli être championne
Des Cavaliers et des pions sur la même aile
La force des maîtres du passé
Les échecs à la montagne
Cogitations estivales
Bases de parties : anges ou démons
Clichy champion, comme d'habitude !
Une finale embarrassante
Fatigué, approximatif mais décisif
Carlsen joue à qui perd gagne
Candidats : le premier sang est versé
Tournoi des candidats, une tradition renouvelée
Selon que vous serez puissant ou misérable
Défaillance technique à Wijk aan Zee
Magnus Carlsen prend de la hauteur
Créativité contre pragmatisme

2012
Une championne du monde inattendue
Eugenio Torre, l'ami de Bobby Fischer
Certaines cadences de jeu sont archaïques
Tour contre Tour et Cavalier
Un jeune organisateur de tournoi rapide
Coupe d'Europe : où sont les clubs français ?
L'étoile Topalov brille de nouveau
Gelfand dévoile sa préparation
Olympiades : une partie décisive
Une finale imperdable
Olympiades : les grands absents
Finale de Tours au championnat du monde
Russie : pas assez de spectacle ?
Echecs et télévision
Trop fort. Vous n'avez plus le droit de jouer !
Une brillante attaque
Bienne : Carlsen ou Wang Hao ?
Les grands principes sont bafoués
Un sauvetage improbable

Exercice tactique


© Alain Moal 2012-2017Cliquez ici pour vous abonner à ce flux RSSDernière mise à jour : samedi 4 novembre 2017